Depuis 1985 notre activité de consultants r.h. est de proposer des “aides ΔH”, c'est-à-dire des moyens de connaissance de soi et de Δéveloppement Humain.

Peut-on s’auto-diagnostiquer  ?

Qui ne sait faire la différence entre savoir, savoir-faire… et savoir-être ? Trois savoirs qui s’articulent l’un l’autre et se complètent nécessairement.

LES savoir-être (qualités personnelles ou « qualités humaines ») combinent à la fois :

- les caractéristiques d’une personnalité unique et « holistique » c’est-à-dire formant un tout de « fonctions psychologiques » : « champ de con-science » unifié par la volonté et « liaisons aux mondes » qui nous entourent nécessairement ouvertes ;

- un relationnel spécifique, fait de composantes internes (aux plans affectif et expressif) et d’attitudes externes (relations de face à face, de groupes) ;

- une dynamique d’ensemble créée par des besoins et des capacités, des motivations de changement… et de pouvoir.

 

C’est à cet ensemble psychologique que se rapporte tant la connaissance du Moi vivant, c’est-à-dire changeant, qu’un développement personnel, à savoir l’action individuelle exercée sur ses forces (« le style, c’est l’homme ») et ses faiblesses (à améliorer). Ce qui contribue alors à une dynamique nouvelle d’attitudes et de comportements.

Le « Δéveloppement Humain » — pour lequel human-partners.com propose ses « outils ΔH » au prix d’un « travail » personnel — est * moins basé sur des listes infinies de « traits » de caractère (positifs ? idéaux ? contradictoires ?), qu’ils soient du type A, B, C, D… d’un test ou telle grille d’un service drh !

A savoir autorité (naturelle), ambition, (sens de l’) adaptation, (de l’) animation, autonomie, confiance (en soi), (goût du) challenge, (de la) communication, curiosité, (esprit) critique, créativité, discrétion, diplomatie, efficacité, (facilité d’) élocution, (esprit de) décision, (résistance à la) frustration ( !), intuition, imagination… tous sens (pratique, terrain, des priorités, d’analyse, de synthèse, de l’organisation, du travail en équipe, des responsabilités, esthétique…)… spontanéité, stabilité (de comportement), ténacité, etc, etc.

* qu’il n’est basé sur « le comment ça marche ? » de chaque « fonction psychologique » constitutive de la personnalité.

D’où PLUSIEURS savoir-être, selon les situations, quand une fonction émerge au sein de l’équilibre dynamique de la personnalité.

Ainsi peut-on découvrir DES savoir-être :

* incitation au « gnothi seauton » grec ou « nosce te ipsum » latin (connais-toi toi-même) de double acception. D’une part celle gravée sur le fronton du temple de Delphes venue d’Héraclite disant « avoir recherché soi-même et apprendre tout de soi-même ». Mot-clé d’autre part de l’humanisme, Socrate faisant de la conscience intérieure une instance de décision, assignant à l’homme de prendre conscience de ses propres limites sans tenter de rivaliser avec les dieux). Pratiquement un adepte sophiste de Protagoras l’agnostique (« des dieux, je ne sais ni s’ils sont ni s’ils ne sont pas ») et le relativiste (« l’homme, mesure de toute chose ») !

Connais-toi toi-même qui est d’ailleurs (dans plus de 90% des cas) un besoin virtuel. C’est à l’occasion par exemple d’un mal-être à soigner ou bien d’une convocation pour un recrutement qu’une épreuve psychologiqueà passer

* aide à l’instrospection (il y faut de nécessaires outils) qui est de « se regarder à l’intérieur POUR » : pour comprendre ses propres processus : corporels + affectifs + cognitifs ou bien je suis + je m’exprime + j’agis ; pour comprendre aussi sa volonté (« magicienne de l’âme » dit Jung) ; pour comprendre ses liaisons, son ouverture, à des mondes subjectifs (l’inconscient, le vécu) ou plus objectifs (la « Kultur », ses Valeurs, le « mur » de la Réalité).

Tous ces éléments compris, il s’agit alors d’apprendre à les maîtriser (à commencer par faire des émotions ses alliées), d’asseoir son style sur ses points forts, d’améliorer certains points faibles…

* certes l’on mettra toujours en doute la capacité d’un sujet à s’observer, à s’analyser lui-même. Mais des « outils » (de psychologie des profondeurs, humaniste ou cognitive) contribuent à une « distance » de l’observateur par rapport à l’objet observé (Newell et Simon). Ces outils sont neutres. Tout outil (de changement) n’est pas là pour que le sujet passe un « examen de conscience » !

Cependant tout outil ne peut restituer, selon la modélisation faite, des données de sorties qu’en fonction de données d’entrée (sincères, fiables : on « travaille » pour soi). Comme tout autre modèle, un modèle psychologique se veut une réduction de la réalité (en l’occurrence l’approche d’une « personne », complexe par définition). Et cette « maquette » se veut aussi un système explicatif de cette réalité ; elle permet donc de faire un AUTO-DIAGNOSTIC, ainsi de se situer.

Ce qui est bien différent d’une anamnèse de psychologue, d’un avis de recruteur ou de la décision d’un hiérarchique…

Jacques d’Oc, mardi 29 février 2000.